NEIWA demande un engagement plus fort dans la lutte contre la corruption dans la Déclaration de Bruxelles


Dans la déclaration de Bruxelles, le réseau des autorités européennes chargées de l'intégrité et de la dénonciation appelle à un engagement plus fort dans la lutte contre la corruption.

Les représentants du réseau NEIWA (nom complet : Network of European Integrity and Whistleblowing Authorities) se sont réunis à Bruxelles les 12 et 13 juin 2025, à l'invitation du Médiateur fédéral. Ils y ont tenu leur assemblée générale annuelle afin d'harmoniser leurs points de vue sur des sujets qu'ils avaient examinés et discutés au sein de groupes de travail au cours des mois précédents. Dans leur déclaration finale, ils ont appelé à une adoption rapide de la proposition de directive européenne visant à renforcer la lutte contre la corruption.
Le réseau NEIWA existe depuis 2019 et compte 35 membres issus de 23 pays européens. Tous les membres jouent un rôle important dans la mise en ?uvre de la directive européenne sur les lanceurs d'alerte dans leur pays.

Lors de la réunion à Bruxelles, les participants ont résumé les résultats des groupes de travail dans la 'Déclaration de Bruxelles', qui contient quelques recommandations pratiques pour les membres et un appel aux décideurs politiques.

Ainsi, le réseau recommande à ses membres

- de mettre à disposition des outils permettant de communiquer de manière anonyme avec l'auteur d'un signalement anonyme, par exemple pour demander des informations supplémentaires ;
- d'analyser les données relatives aux signalements anonymes afin d'améliorer la qualité de ces signalements ;
de sensibiliser leur personnel à l'importance d'un échange d'informations sécurisé entre les autorités compétentes dans le cadre des signalements ;
- de miser sur la formation et le perfectionnement des juristes et autres personnes qui soutiennent les lanceurs d'alerte.

Le réseau NEIWA invite les décideurs politiques à,
- de continuer à s'engager dans la lutte contre la corruption et d'adopter rapidement la proposition de directive européenne sur la lutte contre la corruption ;
- d'améliorer la protection des lanceurs d'alerte et de préserver la liberté d'expression, fondement de notre démocratie ;
de continuer à développer le soutien aux lanceurs d'alerte ;
s'engager à faire connaître le rôle des lanceurs d'alerte, la manière dont ils peuvent faire des signalements et leur contribution au bien commun.

Marlene Hardt, médiatrice pour la Communauté germanophone, a participé à cette réunion.


ATMY44

veröffentlicht: 20.06.2025